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MILKYMEE via email, Mars 2006

La première fois que j' ai entendu parler de Milkymee c'était via la compilation Toxic Girls sortie chez Tsunami Addiction en 2002. Et puis, plus rien. Jusqu'à l annonce de la programmation des Femmes S'en Mêlent 2006 où je vis son nom réapparaitre. Une recherche rapide et nous voilà en contact grace à sa page myspace. L'occasion était trop belle d en savoir un peu plus, par email, en attendant d enfin se rencontrer à Paris, le 20 avril pour la suite de la conversation.

BabesinBoyland : Comment est ce qu une française se retrouve  vivre en Suède ? hein ?
Milkymee : C’est une longue histoire Quand j’avais 17 ans ma meilleure amie de l époque avait un correspondant suédois. C’était l’été et on s’ennuyait beaucoup  Maisons-Alfort (94 / j’ai grandi là). Alors on a décidé de partir à  Goteborg en stop. Ca nous a prit 3 jours je crois. Arrive là bas je me suis fait des ami-e-s pour la vie. Quelques années plus tard je suis partie en Suède, avec l’idée d’y rester 6 mois pour faire une sorte de break. J’y suis tombe amoureuse. Ca fait presque trois ans maintenant. J’ai appris le suédois et je vis Stockholm avec ma copine.

 

BiB : Comment as-tu rencontré Gloria et Tsunami Addiction ?
Milkymee : Gloria est  la base une amie de mon plus grand frère RudDe. Mais c’est maintenant une amie de toute ma famille. Elle me connait depuis que j’ai 8 ans, quand j’étais une petite fille bizarre et timide. Elle m’a vue grandir. Notre relation dépasse très largement le cadre professionnel.

 

Bib : Quel est ton parcours musical ? est ce que la participation  la compilation Toxic Girls de TA tait ta première production ?
Milkymee : A 15 ans j’ai appris la guitare, j’ai joué dans quelques formations grunge / punk J’avais avec des amis ce groupe dont le nom changeait en fonction de nos concerts : Mum mis drunk, puis Mum is dad, Mum is Gay, Mum mis Gone J’ai chanté sur le second album de mes frres dDamage, puis je crois que "Snowballing" (sorti en 2002 sur la compilation Toxic Girls !) est effectivement ma première vraie production. C’est un travail effectué avec mon fèrre JB. Depuis nous n’avons jamais cessé de collaborer sur scène et en studio. "Snowballing" appartient un peu aux premières heures de Milkymee.

A la base Milkymee fonctionnait en trio, et les compos étaient beaucoup plus électro/punk. Je travaillais avec Sacha et Florent. Florent est un ex petit copain de quand javais 17 ans, devenu un très bon ami. J’ai rencontré Sacha par le biais de Florent, et à l’époque je crois qu’on a monté Milkymee car Gloria m’avait demandé de faire un concert au Pulp pour la sortie de la compil Toxic Girls !

J’ai donné une orientation beaucoup plus folk pour mon premier album, et Sacha et Florent y ont beaucoup collaboré en arrangeant mes morceaux. Tout comme mon frère Boulder dDash. C’était la suite logique de mon évolution personnelle et musicale. La musique folk, la Suéde, le lait, la neige, tout ça.

 

BiB : Qui est herr nicke qui donne le nom  ton album ?
Milkymee : Je suis vraiment désole mais je ne peux pas répondre à cette question.

Bib : Tu va jouer dans le cadre des femmes s en mêlent  Paris le 20 avril est ce que cela  une signification particulière pour toi ? Comment vois tu ce festival ? As-tu participé à  des Ladyfest ? (je sais que oui :p) que t a apporte cette participation ?
Milkymee : Les femmes s’en mêlent est un festival que j’apprécie beaucoup depuis ses débuts et c’est un vrai pla isir d’y participer cette anne. Le grand mérite de ce festival est de mettre en avant des artistes féminines évoluant dans le circuit indépendant,  à la fois en faisant découvrir de nouveaux talents mais aussi en mettant en avant de grandes figures du rock, comme Kim Gordon il y a quelques années.

J’ai en effet participé au Ladyfest 2005 en Suéde. Un ladyfest n’est jamais un concert comme un autre pour moi. C’est une plateforme d’expression et d’échange, un héritage direct et bien vivant du mouvement riot grrrl / DIY. Le concept mme du ladyfest est libre, n’importe qui peut en monter un. On y discute passionnément de toutes sortes de féminismes et de théories queer, d’activisme. De manière générale je crois que le féminisme et la perception du féminisme sont vraiment différents en Suède : avec 45 % de femmes au parlement et un parti politique de féministes, la Suède semble être le pays de légalité. C’est en fait loin d’être le cas. Quoiqu’il en soit, je revendique une certaine forme de féminisme et jouer pour ce genre d’événements est très important pour moi. Je ne fais que a quand je suis  Stockholm car cette scène y est vraiment très vivante.        


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